Sarl JOLIBAT - LES COV ET LA CLASSE A+
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PEINTURES SANS COV SANS DANGER ?

Les COV ou composé organique volatil l’arbre qui cache la forêt

 Tout ce que vous devriez savoir sur les C.O.V. et que l’on prend bien soin de vous cacher
 Sur le plan strictement chimique, un composé organique volatil (C.O.V.) désigne tout composé contenant au moins l'élément carbone et un ou plusieurs des éléments suivants : hydrogène, halogènes, oxygène, soufre, phosphore, silicium ou azote et ayant d’autre part un point d’ébullition > 250°C. 

On distingue deux types de C.O.V. : les naturels et les anthropiques, c'est-à-dire liés à une activité humaine (raffinage par exemple) mais cette distinction ne préjuge en rien de leur nocivité ou de leur impact sur l’écosystème : les uns comme les autres peuvent être nocifs.

 • Les C.O.V. anthropiques
 Dans les pays industrialisés, ils sont majoritairement liés aux transports, solvants industriels, procédés chimiques, déchets de l’agriculture, solvants non-industriels, et combustion.

 • Les C.O.V. naturels
 Sur les continents, les émissions gazeuses à l’origine de ces C.O.V. naturels sont issues soit de la végétation et dominées, dans ce cas, par les arbres à feuille caduque (isoprène majoritairement) et les résineux (dérivés terpéniques), soit de la dégradation des matières organiques par les bactéries, laquelle produit en particulier du méthane et du gaz carbonique. Les sources d’émission dans ce dernier cas sont très diverses et souvent inattendues : marécages, forêts inondées, mais aussi panse des ruminants, termites,... Il y a bien entendu de nombreuses autres origines d’émission, plus aléatoires comme les feux, les éruptions volcaniques ou plus faibles en intensité, votre expiration (gaz carbonique), le parfum des fleurs... 
On estime que les émissions de C.O.V. d’origine végétale sont cinq fois supérieures à celles d’origine anthropique.
En fait, il apparaît clairement que les C.O.V. sont indissociables de la vie, qu’ils sont nés avec elle et que notre planète s’en est fort bien accommodée pendant des millions d’années, beaucoup d’entre eux étant naturellement biodégradés par les bactéries, les champignons, les plantes, les UV ou l’ozone. Cet équilibre a été rompu par l’industrialisation et notamment l’exploitation incontrôlée des ressources fossiles qui sont à l’origine des pollutions atmosphériques les plus nuisibles. 
Qu’il faille donc réduire les émissions de C.O.V. anthropiques est une évidence qui n’échappe à personne !  Or certains les accompagnent quotidiennement pour leur plus grand plaisir sans même qu’ils en soient conscients (arômes, senteurs naturelles), d’autres leur empoisonnent la vie, au propre comme au figuré (gaz d’échappement, algues vertes en décomposition, lisier). 
Pourquoi alors ne pas faire la lumière sur cette dualité ? Cette confusion est soigneusement entretenue par les industriels et les pétrochimistes en particulier.
 Ainsi voit-on actuellement de plus en plus de produits de décoration s’engager dans la guerre du zéro C.O.V. Les batailles se livrant à coups de décimales après la virgule, ce qui est à la limite du ridicule ! D’autant plus que ce taux ne prend en compte ni la nocivité ni la biodégradabilité desdits C.O.V. : que préféreriez-vous ? 20g de C.O.V./litre dus à l’essence naturelle de menthe ou 10g dus aux formaldéhydes ? Pourtant, toute polémique mise à part, cette démarche serait très louable si bon nombre de ces produits ne contenaient pas de C.O.S.V (S.V. pour semi volatils), dont le point d’ébullition est > 250°C, et qui ne sont donc pas considérés comme C.O.V. Ils sont relargués très lentement, et restent vos compagnons très, très longtemps. Les étiquettes de ces produits peuvent donc en toute légalité afficher des taux quasi nuls !
 Ces industriels peu scrupuleux ont si bien mené leur affaire que la question récurrente posée par le consommateur non initié est : votre peinture, elle est bien sans C.O.V. ? 
Si la réponse est oui, le débat est clos et la composition du produit, quoi qu’elle cache, peut alors être totalement occultée : ça tombe bien, c’était justement le but recherché! 

A propos de l’étiquetage des émissions dans l’air intérieur.

L’étiquette indique, de manière simple et lisible, le niveau d’émission de polluants volatils.Elle constitue pour le consommateur un nouveau critère de sélection en fonction de son usage :  chambre pour les enfants, pièce de vie commune....

LOGO A+  sain ? pas naturel



Une note allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions) et le schéma d’une maison contenant un nuage de polluants, permet d’identifier rapidement la qualité du produit.

 Sur le papier cette nouvelle règlementation, concernant entre autre les peintures, va dans le bon sens, pour l’utilisation de produits moins polluants. 

Qu’en est-il des peintures naturelles d’une manière générale, ou des produits BIOFA en particulier ? 
 Précisons d’entrée que tous les produits BIOFA testés finalement remplissent les critères de la classe A+ (conformément aux résultats d’analyses effectuées par des laboratoires indépendants accrédités).
 
 Les seuils limites des concentrations d’exposition des différentes classes de substances volatiles polluantes permettant l’attribution de la classe A+ ne sont pas assez strictes. Il y a un grand fossé entre les résultats obtenus par les produits BIOFA et les valeurs limites pour l’obtention de la classe A+. 

Pour exemple, le résultat obtenu par BIOFA CIRE DURE 2060 (produit solvanté de la gamme de produits pour bois) : exprimé en microgrammes par mètre cube : COVT (composés organiques volatils totaux) est inférieur à 20 
et pour l’obtention de la classe A+ il faut qu’il y en ai moins de 1000! 

Pas étonnant que la plupart des peintures chimiques soient aussi classées A+.